Le futur circuit automobile, à Lutz-en-Dunois, fait déjà du bruit

Une réunion sur le projet de circuit automobile à Lutz-en-Dunois, en face de l’ancienne base aérienne, a été l’occasion de présenter une nouvelle étude d’impact acoustique et de rassurer des élus.

La création d’un circuit automobile de 3 km de long à Lutz-en-Dunois suscite un certain nombre de questions légitimes. Mais les quatre porteurs du projet n’ont « rien à cacher » et jouent « la transparence ». « Il n’y a aucun sujet tabou. L’acoustique est un sujet central et les nuisances sonores sont le seul point négatif », a souligné, mercredi soir 30 janvier 2019, Antoine Metz, lors d’une réunion à Lutz-en-Dunois avec les élus de Jallans et de Villemaury.

Les quatre entrepreneurs (Antoine Metz, Lucien Deret, Didier Burban et Patrick Bornhauser) ont eu des difficultés pour obtenir la deuxième étude d’impact acoustique demandée par la Communauté de communes du Grand Châteaudun. « Il a fallu attendre neuf mois et on a proposé d’en financer une troisième pour 180.000 € afin d’avoir des éclairages différents. » « Il y a peu de risques en semaine » Six points de mesures ont été installés pendant 40 jours autour de la future piste entre 9 m et 2 km. « Il s’agit d’un mât météo de 10 m pour obtenir un relevé précis au fur et à mesure de la journée », a précisé Florent Bruneau, ingénieur acousticien, du bureau Echopsy. « Les résultats montrent que les problèmes de dépassement sonore sont concentrés le week-end sur Lutz-en-Dunois et son hameau de Boirville par rapport à l’orientation des vents. Il y a peu de risques en semaine. »

Des mesures d’évitement et de réduction sont préconisées par Echopsy : « Le nombre de véhicules peut passer de 30 à 25-20 et le bruit peut être limité à 95 décibels au lieu de 100. Un suivi des véhicules peut être effectué en entrée de piste. Un niveau sonore limite dans une zone de mesure peut être défini. Un bilan annuel de l’activité peut être établi et un contrôle peut être réalisé par un tiers lors d’une journée type. »

Benoît Plassant de la société Azimut Monitoring, qui accompagne et conseille une vingtaine de circuits français, a rappelé aux élus que les quatre entrepreneurs se fixaient « deux barrières » : « Les 95 décibels, sont en dessous des règles nationales et le circuit sera fermé l’hiver. L’homologation préfectorale, qui fixe des obligations, a une durée de 4 ans et les règles sont donc rediscutées tous les 4 ans. »

Pour Philippe Jubault, maire de Villemaury, « la première chose à faire est de voir comment on peut travailler ensemble sur des « mesures conservatoires de réduction du bruit » et « tout le monde doit avoir le même niveau d’information ». « Nous sommes à votre disposition, lui a assuré Antoine Metz. Ce n’est pas la cupidité mais la passion qui anime. Les 95 décibels sont une exigence forte qui nous contraint. C’est une règle qui concerne un circuit sur deux et qui va se généraliser. » Il a rappelé aux élus que « le circuit sera contrôlé et que l’on pourra comparer la théorie et la pratique ». « On va passer le braquet. Mais s’il n’y a pas d’acceptation citoyenne, le projet s’arrêtera. « Une chance pour le territoire »

Le député (Libertés et Territoires) Philippe est convaincu que le Technopole de la mobilité,, « complémentaire du karting », est « une chance pour le territoire ». « Les élus ne doivent pas raconter n’importe quoi aux habitants. On réussira avec les élus ou pas. » Il espère que les travaux pourront démarrer en septembre-octobre 2019 et compte sur l’aide de l’État. Anny Pietri, sous-préfète de Châteaudun, a trouvé ce projet « très intéressant ». « Il peut amener une identité nouvelle au territoire. Mais il est, aussi, normal que les élus s’interrogent et il faut continuer à se parler franc et vrai. »

 

source: l’echos republicain