LE CASTELLET : Le dialogue se poursuit lors du Comité Consultatif Environnemental 2

Dans le cadre de sa politique de développement durable et dans une volonté de poursuivre les échanges avec les riverains et les autorités liées à son activité, la Direction du Circuit Paul Ricard a tenu jeudi 19 octobre son 2ème Comité Consultatif Environnemental.

Avec grande satisfaction Stéphane Clair, Directeur Général du Circuit a constaté une augmentation du nombre de participants pour ce 2ème rendez-vous : riverains, membres de comité de quartiers, associations mais aussi élus des communes voisines, représentants de la Gendarmerie et de la Préfecture étaient environ 80 à se réunir pour poursuivre le dialogue engagé lors de la 1ère édition du comité le 31 mai dernier. A noter la présence hier de Mme Fatiha El Bayid, Cheffe de cabinet du député de la 6ème circonscription du Var, du chef d’Escadron Jean-Marc Payet, Commandant de compagnie du groupement de Gendarmerie départemental du Var, de Jacques Oles, Vice-Président du Groupement d’Entreprises du Plateau de Signes (GEPS), de France Leroy, 1ère adjointe à la mairie de Cuges les Pins, d’Adrien Pacini, Chef du Bureau de la Sécurité Publique à la Préfecture du Var, des membres du Conseil Municipal de la mairie du Castellet et de Jean Michel, maire de Signes.

A la veille du dernier meeting sportif de l’année (Dix Mille Tours), avant une fermeture de près de 3 mois pour travaux en vue du retour du Grand Prix de Formule 1, il était important pour la Direction du Circuit de poursuivre le dialogue et de présenter le bilan du 2ème trimestre concernant ses activités. Parti d’un constat de la part de toutes les parties prenantes à l’activité du Circuit, d’un réel besoin d’échanger de l’information, l’objectif du Comité Consultatif Environnemental est d’évoquer, lors de 3 réunions par an, toutes les composants de la politique de développement durable instaurée par le circuit depuis quelques années : mesure et maîtrise de l’impact sur l’environnement, accompagnement de la transition énergétique et la mobilité douce, maîtrise de la gestion des ressources en eau, et tri et revalorisation des déchets. Cet échange d’informations concerne le cadre réglementaire du circuit, les modes de surveillance mis en place, le partage de résultats, les événements à venir et les préoccupations de riverains. Rappelons que le Circuit est soumis à diverses réglementations d’exploitation régis par la Commission Nationale d’Examen des Circuits de Vitesse (CNECV), la Préfecture du Var, le Code du Sport et les Fédérations Sportives délégataires.

Le Circuit fait également l’objet d’un arrêté ministériel concernant ses journées et horaires d’activités, plus restrictif que pour les autres circuits français : 9h00-19h00 avec une pause méridienne d’une heure entre 12h00 et 14h00, et une possibilité de déroger à ces horaires seulement 12 jours par an hors compétition. De plus, le Circuit Paul Ricard est le seul circuit en France à faire l’objet d’une interdiction d’ouverture portée à 50 jours par an répartis en 2 périodes. Pour les émissions sonores, la réglementation renvoie aux Règles Techniques de Sécurité (RTS) des fédérations concernées.

Pour veiller à respecter la réglementation sonore et mesurer l’impact sur l’environnement, le Circuit Paul Ricard s’est doté d’outils de surveillance. Tout d’abord, l’apivigilance qui permet la mesure de l’impact environnemental des activités sur la qualité de l’air et de l’eau, grâce à 2 ruches implantées à l’entrée du site. Avec 3 prélèvements par an réalisés par le bureau d’études APILAB, les résultats traduisent une qualité de l’air exemplaire, avec une faible teneur en métaux lourds, équivalente à celle de Riboux, village niché au cœur de la Sainte Baume. Le dernier relevé en date du 27 septembre montre d’excellents résultats : les colonies d’abeilles sont saines ce qui prouve l’absence de polluants sur le site.

La mesure des émissions sonores par la société Hagerservices se fait grâce aux 4 stations d’acoustique ( » balises « ) implantées sur les deux plus grandes infrastructures du Circuit (ligne droite du Mistral du grand circuit et Driving Center) et sur deux espaces en zone riveraine (Bois Soleil et entrée du circuit) qui fonctionnent 24h/24 7j/7.

L’analyse de la période de mai à septembre 2017 révèle plusieurs choses :
– Une pause d’activité perçue la première quinzaine d’août ;
– Une durée médiane d’activité par jour de 6 heures et 30 min ;
– Sur les 160 journées de la période concernée, aucun impact n’est identifié aux limites du circuit pendant 60 jours, et sur les 100 jours restants, les émissions d’activités identifiées sont conformes à la réglementation ;
– Les événements sonores ponctuels relevés sur chacun des points » riverains » sur certaines journées spécifiques sont liés aux accès spectateurs et non pas à l’activité de la piste, par exemple le Grand Prix Camions les 3 et 4 juin ou l’affluence des participants à la course à pied de la Sunset Run le 22 août ;
– Des périodes exceptionnelles constatées : le roulage d’une F1 historique le 5 septembre ou encore les roulages de nuit du Bol d’Or perçus par la balise de Bois Soleil les 13 et 16 septembre.

Depuis le premier comité consultatif environnemental, des efforts ont été réalisés par la Direction du circuit et son service commercial pour organiser le planning des événements en fonction des types des véhicules et des saisons : les choix commerciaux veillent à préserver le bien-être des riverains en écartant notamment les meetings de véhicules historiques de la saison estivale et en éliminant les courses dites bruyantes de son calendrier. Par exemple un meeting d’endurance automobile de 24 heures ne sera pas reconduit lors de la saison 2018. La diversification des activités du circuit notamment avec l’augmentation d’événements sportifs non motorisés (24 heures vélo, Sunset Run, Spartan Race etc) fait également partie de la stratégie de préservation environnementale.

Parmi les engagements pris par la Direction du Circuit Paul Ricard :
– La poursuite du dialogue avec la tenue d’un 3ème CCE fin février 2018 ;
– La création d’un baromètre environnemental lisible et accessible à tous sur Internet ;
– Ne pas demander la modification de l’arrêté ministériel qui contraint le circuit a fermé 50 jours par an, et qui limite à 12 jours la dérogation des horaires d’activités ;
– Ne pas accroître l’impact des activités du circuit sur les riverains ;
– Le maintien des niveaux sonores présentés issus de la surveillance ;
– L’implantation d’une balise (station acoustique) chez un riverain du Beausset à sa demande, sous réserve de la validation du protocole scientifique par l’Agence Régionale de la Santé (ARS) ;
– Un projet de végétalisation du mur d’enceinte jouxtant le Driving Center dans le cadre du projet de Parc Naturel régional de la Sainte-Baume.

Les participants au comité ont été informés de la fermeture du circuit du 3 décembre au 11 février pour les travaux liés à la préparation de la piste pour le Grand Prix de F1 (surfaçage de la piste principale avec rabotage de 4 à 5 cm du tapis).

Grand événement de la saison prochaine au Circuit, le Grand Prix de France de F1 (24 juin) a été également évoqué par la voix de Cédric Dufoix, responsable des relations extérieures et institutionnelles du GIP-GP de France :
L’augmentation du trafic aérien et routier à prévoir le week-end du Grand Prix (sujet piloté par la Préfecture du Var et les autres autorités compétentes) ;
La prévente de billets pour le Grand Prix pour les habitants de la région PACA ;
Un prix réduit de 50% pour les enfants de 3 à 12 ans, et une gratuité pour les moins de 3 ans ;
Des retombées économiques pour la région et ses commerces : 65 millions d’euros pour la région PACA.

Le rendez-vous est donné aux riverains et aux autorités concernées, fin février 2018 pour le 3ème Comité Consultatif Environnemental qui se tiendra à nouveau au Circuit Paul Ricard.

Une adresse mail est à disposition de tous : comite-consultatif-environnement@circuitpaulricard.com